La dentisterie énergétique a fait du retrait des plombages une priorité et la récente interdiction de la Norvège ainsi qu'une prise de conscience croissante de la toxicité du mercure devraient contribuer au développement de cette pratique.

Alertés par la toxicité des plombages ou amalgames dentaires, de nombreux patients choisissent aujourd’hui de les faire ôter et remplacer par du composite.

Risques potentiels pour la santé

Pourtant cette procédure n’est pas sans risques pour la santé. Les quantités accrues de mercure libérées lors de la dépose intoxiquent l'organisme. Dans les semaines qui suivent l'opération, il n'est pas rare de voire apparaître ou s'accentuer des symptômes caractéristiques d'une intoxication chronique au mercure tels qu'angoisses, irritabilité, dépression, perte de mémoire, hypersensibilité, bruxisme, acouphènes, maux de têtes, fatigue, allergies aux aliments, aux odeurs, etc., à tort attribués à des troubles psychiques et traités comme tels.

Quant aux dents, au cours des mois qui suivent la dépose, il est fréquent de constater des reprises de carie et même des nécroses (mortification spontanée du nerf) qui conduisent à dévitaliser et à couronner la dent.

Voici quelques points à connaître avant de se lancer...

Libération de mercure

Le fraisage du plombage provoque une élévation de température qui libère des vapeurs de mercure en quantités importantes. En outre, le mercure pulvérisé risque d’être inhalé et avalé, ce qui justifie la prise de précautions spécifiques.

Le minimum est de travailler avec une irrigation abondante pour limiter l’échauffement et sous aspiration chirurgicale puissante (différente de la traditionnelle pompe à salive). Sans ces précautions élémentaires (qui doivent être complétées par d’autres, dont le port d'un masque au charbon), on risque de provoquer une intoxication au moment de la dépose.

Pour cette raison, on ne doit pas le faire chez la femme enceinte ou qui projette de l’être, ni chez celle qui allaite.

Se donner les moyens d’une solution de remplacement de qualité

Contrairement à ce qu’on a voulu croire, le composite ou “plombage blanc” employé pour remplacer le plombage n’est pas une panacée. Ce matériau a beaucoup d’inconvénients (fragilité, porosité, manque d’étanchéité et de tenue à long terme).

En outre ses composants sont irritants pour le nerf de la dent. Posé sans précautions ou sur une dent trop abîmée, il provoque la nécrose (ou mortification spontanée) du nerf, conduisant à l’abcès, puis à la dévitalisation. En cas de délabrement important, le composite est une solution, certes bon marché, mais totalement inadaptée.

Mieux vaut alors recourir à un inlay (obturation réalisée par le prothésiste à partir d’une empreinte), en privilégiant la céramique ou la résine cuite (moins onéreuse) pour éviter les phénomènes galvaniques liés au métal.

D'une biocompatibilité supérieure, plus solides, réalisés sur mesure, les inlay n’ont pas les inconvénients du composite. Ils sont cependant beaucoup plus chers et peu remboursés par la sécurité sociale.

Néanmoins, c’est un investissement payant à long terme car la préservation de la vitalité de la dent est un bien inestimable (une dent délabrée se dégrade plus vite, risque de s’infecter, de se fracturer et finit par être extraite).

Prendre son temps, une nécessité

Le retrait des plombages ne doit jamais se faire dans la précipitation. Il faut laisser le temps au corps d’éliminer la surcharge de toxines libérées par la dépose, sans quoi on s’intoxique davantage.

On choisira le moment le plus propice pour entreprendre la dépose qui est un acte éprouvant.

En savoir plus…

  • Le protocole de dépose et les précautions à prendre sont détaillés dans Le Pratikadent, rubrique Plombage-dépose dont un extrait est consultable sur le site des Éditions Luigi Castelli.