Selon deux études récentes :

  • les prématurés sont 10 fois plus exposés que la population générale
  • l’exposition de rats femelles à des doses 20 et 40 fois plus faibles que la norme européenne se traduit par un effet sur le mécanisme de la spermatogénèse chez la 3ème génération

La visite à Paris des Professeurs Ana Soto et Carlos Sonnenschein, les deux scientifiques américains spécialistes du Bisphénol A invités par le Réseau Environnement Santé, a permis d’apporter une réponse claire aux déclarations de Madame Bachelot sur l’inocuité du Bisphénol A.

La littérature scientifique montre dans son ensemble que la toxicité du Bisphénol A est incontestable et que la quasi-totalité de la population est imprégnée, ce qui justifie l’interdiction dans les biberons et autres plastiques alimentaires.

Les données scientifiques continuent de s’accumuler :

  • La revue de référence Environmental Health Perspectives publie dans son numéro d’Avril une étude qui montre que les prématurés sont exposés en moyenne 10 fois plus que les adultes au Bisphénol A. Ainsi la population la plus fragile est soumise à un perturbateur endocrinien suffisamment puissant pour induire, aux mêmes doses, une multitude d’effets sanitaires chez le rat, la souris et le singe.
  • La revue Life Sciences publie également dans son numéro d’Avril une première étude chez le rat qui montre un effet sur la spermatogénèse transmis à la 3ème génération lorsque les rats femelles sont exposées pendant la gestation et la période postnatale à des doses 20 et 40 fois plus faibles que la norme européenne.

Attendre d’avoir la confirmation chez l’homme des effets observés aux mêmes doses chez l’animal serait irresponsable et contraire au principe de précaution.

L’exemple du distilbène devrait être suffisant pour démontrer que, pour l’espèce humaine aussi, l’exposition maternelle pendant la gestation à ce type de perturbateur endocrinien peut générer des impacts sanitaires, notamment le cancer, chez les enfants.

Le Réseau Environnement Santé se réjouit de la décision d’éliminer les biberons au BPA prise par la Mairie de Paris et à la suite de celle-ci par la Mairie de Reims. Le RES appelle les maires de France à prendre ce type de mesures.

Le RES sera reçu par la Direction de l’AFSSA, le 7 Mai, et demandera à cette occasion que l’AFSSA révise son avis pris le 24 Octobre dernier, c’est-à-dire qu’elle fixe une Dose Journalière Admissible (DJA) conforme aux bonnes pratiques en matière d’évaluation des risques.

Plus de données scientifiques sur le site internet du RES :


Source de l'information :

  • Communiqué de presse du RES - Reseau Environnement Santé
  • Publié à Paris, le 5 mai 2009


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