Le mercure des amalgames devrait-il être considéré comme un des facteurs de risque majeurs de la maladie d'Alzheimer ?
mardi 22 décembre 2009 Par Denis Lebioda, dans Actualité -# 691 - Fil RSS
Une publication de Marie Grosman et d'André Picot passe en revue les principaux facteurs environnementaux possiblement en cause dans la maladie d'Alzheimer, et fait le point des connaissances sur l'implication probable du mercure.
"Ce n’est qu’en appliquant rapidement le principe de précaution qu’on pourra réduire l’exposition de la population au mercure et aux autres substances neurotoxiques, et ainsi retarder le vieillissement cérébral..."
Résumé de l'article
Véritable fléau sanitaire dans les pays développés, la maladie d’Alzheimer est en passe de devenir une pandémie mondiale.
La flambée de cette épidémie ne peut s’expliquer uniquement par le vieillissement de la population et pourrait, dans les futures décennies, mettre en péril les systèmes de protection sociale.
Si les causes de cette pathologie restent encore largement méconnues, des études épidémiologiques démontrent l’importance de facteurs environnementaux, dont les effets sont modulés par la présence de gènes de susceptibilité à la maladie.
De nombreuses publications mettent notamment en évidence l’implication de facteurs toxiques de nature chimique ou physique : métaux (mercure, plomb, aluminium...), pesticides, ondes électromagnétiques...
Parmi ces facteurs de risque, l’exposition au mercure élémentaire, dont les amalgames dentaires constituent la source majeure, est particulièrement suspectée.
En effet, des expérimentations mettent en évidence que le mercure inorganique induit dans le cerveau des perturbations comparables à celles observées chez les malades d’Alzheimer.
Plusieurs mécanismes expliquant ces perturbations sont désormais clairement identifiés : déstructuration du cytosquelette neuronal, induction d’une agression oxydante, inhibition de l’activité d’enzymes jouant un rôle vital dans le fonctionnement cérébral, action sur le métabolisme d’un neuromédiateur, le glutamate, etc.
La recherche doit par conséquent s’orienter davantage vers l’étiologie de cette maladie et non seulement vers la mise au point de thérapies médicamenteuses ou vaccinales.
Ce n’est qu’en appliquant rapidement le principe de précaution qu’on pourra réduire l’exposition de la population au mercure et aux autres substances neurotoxiques, et ainsi retarder le vieillissement cérébral.
En savoir plus :
- Article en français (en format pdf)
- Le site non-au-mercure-dentaire.org

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