L’AIR du PERCHE (Association Loi 1901 - 61400 Mortagne-au-Perche) communique :

Nous demandons l'interdiction des traitements des cultures à proximité des habitations (à moins de 100 mètres). Nos démarches n'ont pas encore abouti comme le montrent les Conclusions du Conseil européen de l’environnement sur les pesticides (Bruxelles le 20 février 2007) C'est pour cela que nous proposons d'envoyer à nouveau une pétition à Madame le Ministre de l'Ecologie. (Voir ci-dessous)

Bernard Beaudoing

L’avis de l’association L’Air du Perche sur les conclusions du Conseil européen de l'environnement


"Ce programme comporte certains objectifs et domaines d’actions prioritaires …y compris la réduction des incidences des pesticides sur la santé humaine..."

  • 1) Allons-nous enfin être protégés des vapeurs toxiques émises devant nos fenêtres ?

Notre association L'air du Perche demande que soient mises en place des zones de protection d’une largeur de 100 mètres autour des habitations. Nelly Olin, Ministre de l’Ecologie, nous a dit par courrier qu’elle défendrait cette position au niveau du Conseil européen.

Qu’en est-il ?

Je n’ai pas trouvé trace de cette mesure. Pourtant, elle correspondrait bien à "une réduction des incidences des pesticides sur la santé humaine".

Par contre "Le Conseil européen insiste sur le fait qu’il est nécessaire…. de prendre en considération les avantages que comportent les mesures librement consenties…"

Au lieu de définir les interdictions qui s’imposent, le Conseil européen préfère laisser la responsabilité de traiter, avec les risques que cela implique, aux agriculteurs.

Jusqu’à présent, ceux-ci peuvent compter sur une totale impunité s’ils ne tiennent pas compte des recommandations.

"De faire le meilleur usage possible des instruments financiers communautaires existants."

Les subventions européennes ne semblent pas encore suffisantes pour dissuader les agriculteurs d’utiliser les pesticides près des habitations.

Il est envisagé : "Que les Etats membres prendront des mesures complémentaires réglementant…l’emploi de produits phytosanitaires,…afin de réduire davantage les risques que présentent ces produits pour les êtres humains…".

La France va-t-elle imposer la mise en place de ces zones de protection ?

  • 2) Une évaluation des risques bien inquiétante.

"L’autorisation est fondée sur une évaluation scientifique du pesticide et de ses substances actives, ce qui implique de procéder à des essais visant …à évaluer les risques qu’il présente pour la santé humaine…"

Doit-on accepter que les agriculteurs viennent pulvériser les nouveaux produits sous nos fenêtres, afin de permettre d’évaluer les risques qu’ils présentent pour la santé humaine ? De quels essais s’agit-il ?

Si c’est le cas, cela ne risque t’il pas de justifier des actes de légitime défense?

(Ce système d’évaluation des risques sur les êtres humains existe déjà avec Phyt’attitude, « Signalez vos symptômes N° Vert 0800 887 887 »).

  • 3) Une législation actuellement bien insuffisante.

"Pour le Conseil européen de l’environnement, la législation en vigueur ne fait pas face d’une manière appropriée aux risques liés à l’utilisation des pesticides."

Ce Conseil se garde bien de citer quelles sont les lacunes de cette législation. Dire : "que le fait d’autoriser le traitement des cultures à proximité des habitations met en danger la santé humaine", permettrait à de nombreuses personnes de porter plainte en justice immédiatement.

Cela ressemble beaucoup à l’affaire de l’amiante…

Pour résumer : Ce sont de vagues intentions, mais pas de réglementations applicables. Les agriculteurs peuvent continuer à faire respirer les produits toxiques aux riverains.

Toujours pas de zones de protection de 100 mètres pour les habitations !

Souhaitons que la mise en place de ces zones soit décidée par la France. En attendant une réglementation, qu’elle fasse au moins partie des mesures librement consenties par les agriculteurs…



Bernard Beaudoing


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